Archives mensuelles : avril 2015

Bilan des TAP sur Saint Jean Pied de Port

La rentrée scolaire de septembre 2014 a vu, à Saint-Jean-Pied-de-Port, la mise en place, rendue obligatoire par l’Etat, des Temps d’Activités Périscolaires (TAP) ou NAP (Nouvelles Activités Périscolaires) dans les écoles publiques. Les écoles privées ont été laissées maîtres de leurs choix: ainsi, sur Saint-Jean-Pied-de-Port,  les TAP sont organisés à l’Ikastola de Garazi et pas à l’école Sainte-Marie.

Ces TAP ont été organisés dans le cadre d’un PEDT (Projet Educatif Territorial) par la Communauté des Communes de Garazi-Baigorri qui avait déjà l’agrément pour ses Centres de Loisirs. La Communauté des Communes a fait le choix que ces heures de TAP soient gratuites et non à la charge des parents. Ceci a permis de prétendre aux financements de la CAF et à un allègement du taux d’encadrement. Cette organisation a été confiée au CIAS, pendant l’été 2014, qui s’est appuyé sur le personnel périscolaire en place et du personnel extérieur.

La difficulté principale résidait dans le recrutement de personnel qualifié, motivé et disponible parfois pour quelques heures seulement. Les ressources financières de la Communauté des Communes n’étant pas illimitées, Il fallait également rester dans une maîtrise raisonnable du budget des TAP afin d’éviter un alourdissement des impôts.

Les débuts ont été un peu déstabilisants pour les écoliers,  leurs parents et même les enseignants. Il a fallu quelques semaines pour que tout le monde prenne ses marques.

ecole publiqueDésormais, sur l’école de Saint Jean Pied de Port et d’Ispoure, les TAP se déroulent le mardi de 14h à 15h et le jeudi de 15h45 à 16h45 . Au total, 181 élèves répartis en 13 Lire la suite

La vie comme elle va! Exposition Michel Iturria

Ancien talonneur de rugby, adepte sans doute par nostalgie de la savate, et de la pelote basque par atavisme, Ituria donne au premier abord une impression de force. On ne compte plus les crayons qu’il a cassés, ni les plumes qu’il a tordues. Pourtant c’est un tendre. Un air de cornemuse suffit à lui tirer des larmes, qui inondent aussitôt ses provisions de chocolat et sa planche à dessin.
Capture d’écran 2015-04-11 à 16.43.09Car l’homme est dessinateur de son métier. Signalement au reste incomplet : en fait Iturria est un journaliste qui dessine. Disons pour nous exprimer avec plus de chic et de précision qu’il s’agit d’un auteur d’éditoriaux graphiques. Le recueil de ses dessins montre que le genre résiste à l’usage. Des multitudes d’articles qualifiés de « pénétrants » sont oubliés quand un seul dessin baptisé avec condescendance « amusant » impressionne à jamais la mémoire. C’est lorsqu’il est manié avec talent, comme c’est le cas chez Iturria, que le dessin politique va d’un trait à l’essentiel. (Extrait de la 4ème de couverture de l’ouvrage « Toi y’en a provincial mon-z-ami ? » Iturria Sud-Ouest : dessins d’actualité)

Quand avez-vous commencé à dessiner ?

J’ai le souvenir que ma mère disait : « Lui, je n’ai pas de difficultés à le garder, il suffit que je lui donne un crayon et un papier ».
Pour moi l’âge roi du dessin c’est la toute petite enfance. J’adore regarder les gamins qui ont entre 4, 5 et 6 ans, ils sont fabuleux. Ils ne dessinent pas pour faire de l’art. Ils dessinent pour se raconter des histoires, et quand ils dessinent ces histoires ils les vivent.
Mon fils Pierre était passionné par Robin des Bois, le vrai Robin des Bois d’Errol Flyn, il avait dû voir la cassette une soixantaine de fois. Quand il le dessinait, il le revivait : il y avait le cliquetis des épées, le bruissement des flèches ; tout ça était extrêmement vivant. Voilà ce qu’est un dessin. Lire la suite