Citadelle en Scènes 2016

C’est reparti !

Après la réussite de la première édition et l’engouement du public, la commune de Saint Jean Pied de Port, via son association Garazi en scènes a concocté une deuxième édition de Citadelles en Scènes qui se déroulera les 24-25-26 août 2016…à l’identique, et plus encore!

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On ne change pas une équipe qui gagne rien n’empêche  d’étoffer l’équipe et le programme !
 Pour cette deuxième édition, la même ambition anime la commune: Faire vivre un lieu historique remarquable, la Citadelle dessinée par Vauban, apporter aux locaux et aux visiteurs de fin août un évènement artistique de grande qualité, en accueillant, non pas deux, mais trois soirées, tout en privilégiant des spectacles familiaux à partager par le plus grand nombre.
Capture d’écran 2016-08-09 à 23.13.12Artistiquement, la commune a souhaité garder un partenariat fort avec Le Grenier de Babouchka du metteur en scène Jean Philippe Daguerre, qui revient régulièrement dans cette ville chère à ses racines.  Elle aurait même pu accueillir le metteur en scène en héros des récents Molière (la Compagnie est passée tout près de la nomination avec son Cyrano de Bergerac que le public Garaztar a pu applaudir il y a deux saisons). Jean-Philippe amène dans ses valises un Avare (Molière) truculent qui fait les beaux jours du Théâtre Michel à Paris depuis 7 ans…et sa dernière production Le Cid (Corneille), tragi-comédie qui triomphe au Théâtre du Ranelagh, toujours à Paris, et auréolée de 23 représentations à guichets fermés! en ce mois de juillet au Festival Capture d’écran 2016-08-09 à 23.12.01d’Avignon. On y retrouve les mêmes éléments que dans Cyrano de Bergerac, une priorité au jeu très engagé des comédiens, une partition musicale éblouissante due au violoniste virtuose tchèque Petr Ruzicka,…et l’humour, toujours l’humour! Quelque soit l’auteur, ici Corneille, Jean Philippe Daguerre, sait mettre en avant le côté comédie et donner à l’ensemble un air de grand spectacle, les combats à l’épée n’y étant pas étrangers, ni le grand nombre de comédiens sur le plateau, règle d’or de la Cie!

Capture d’écran 2016-08-09 à 23.10.30Garazi en scènes a aussi convié une nouvelle Cie, Association Jonquières d’Oriola, animée par ses deux frères Henri et Antoine.
Leurs aïeux, Pierre et Christian ont été d’illustres champions olympiques (Equitation et escrime), c’est par le théâtre qu’ils se font connaître…et leur « Violena » est un bel exemple de leur talent. La farce héroïque de Victor Haïm se prête à toutes les fantaisies, et un certain esprit déjanté et loufoque à la Monty Python règne en maître! Il faut dire que Christian Bajutea, leur metteur en scène n’est surtout pas un novice, récompensé, en particulier du Masque d’or qui récompense le meilleur professeur d’art dramatique, un prix certes moins connu du grand public que les Molière, mais au moins tout aussi important aux yeux des artistes! Ce même Christian Bujeau est dentiste dans Les Visiteurs et maître d’armes dans Kaamelott.

 

Et, il n’est pas de bon festival sans esprit convivial! C’est aux artistes locaux qu’est confiée la tâche d’animer les avants et après spectacles. Jean Christian Irigoyen, son accordéon et ses musiques de fête, Jean Pierre Lelièvre et deux de ses ensembles (Legacy Hunter band et Les Enfanfarons) ouvriront et clôtureront les festivités tous les soirs à partir de 19.30. Ils seront aidés en cela par Le Syndicat des Vins d’Irouleguy qui proposera grands crus du vignoble bien sûr, et tout une palette d’autres boissons et de spécialités chaudes et froides de nos terroirs.

Des replis pour les spectacles, en cas de mauvais temps, sont prévus au Cinéma Le Vauban de Saint Jean Pied de Port. Tout naturellement, l’association Garazikus qui gère le lieu est associée à l’évènement et elle organise dans ce cadre une projection du film Les ogres le 25 août à 15h30 en présence des comédiens du Grenier de Babouchka et de leur metteur en scène, Jean Philippe Daguerre.

Enfin, les organisateurs ont reçu le soutien technique de la Scène de pays Baxe Nafarroa, du Collège La Citadelle et de l’Office du tourisme de St Jean Pied de Port.

Le programme (spectacles conseillés à partir de 8 ans):

  • 24 août-19.30: Ouverture officielle du festival / Concert avec Jean Christian Irigoyen / Restauration
       -21.00: L’avare (Molière)-Cie grenier de Babouchka-Jean Philippe Daguerre
               Cour de la Citadelle (Repli assuré en cas de mauvais temps Cinéma Le Vauban)
  • 25 août-19.30: Concert Legacy Hunter band(jazz latino et New orleans) / Restauration
     -21.00: Violena (Victor Haïm)-Association Jonquieres d’Oriola – Mise en Scene : Christian Bujeau
              Cour de la Citadelle (Repli assuré en cas de mauvais temps Cinéma Le Vauban)
  • 26 août-19.30: Concert Enfanfaron (fanfare) / Restauration
   –21.00 : Le Cid(Corneille)-Cie grenier de Babouchka-Jean Philippe Daguerre
               Cour de la Citadelle (Repli assuré en cas de mauvais temps Cinéma Le Vauban)

Tarifs Théâtre:
Plein : 15 €  / Pass 3 spectacles: 30 € 
Réduit 10 € (étudiants, enfants et jeunes 12-20 ans et minimum sociaux)
8-12 ans: 5 €
moins de 8 ans déconseillé
Tarifs Ciné: tarif habituel de la salle.

Renseignements / Réservations: Office de tourisme Garazi-05 59 37 03 57 / saint.jean.pied.de.port@wanadoo.fr

Réservation possible aussi sur le site du festival : www.citadelleenscenes.jimdo.com

Les spectacles et les critiques presse :

1) L’avare (Molière)-Cie le Grenier de Babouchka-Mise en scène Jean Philippe Daguerre
Télérama sortir.Paris Note de la rédaction :T T T
Bravo! Jean-Philippe Daguerre éclaire ce saisissant contraste entre l’obsession de l’avare (la célèbre scène du “sans dot” est magnifiquement rendue) et l’humanité des autres personnages. Une mise en scène drôle et parfaitement rythmée, à partager en famille.
Françoise Sabatier-Morel

Pariscope
Jean-Philippe Daguerre nous livre une version de « L’Avare » tout à fait exquise. La mise en scène soutenue séduit littéralement le public qui rit des situations cocasses et rocambolesques magistralement jouées par la troupe du Grenier de Babouchka. Un beau moment de théâtre à partager en famille.
Caroline Munsch
2) Violena-Association Jonquieres d’Oriola

La Provence
 « Une pièce délicieusement drôle, à l’absurdité très Monty Python, dont certains raffolent au Off : deux généraux s’affrontent sur un champ de bataille dévasté. Une intrigue simple, mais soulignée par le texte homérique de Victor Haïm, digne du combat d’Achille et d’Hector. Une histoire intemporelle reprenant des thèmes forts, comme l’honneur, la guerre, mais malmenés par un humour décapant. Des combats spectaculaires, très physiques même (évitez le premier rang), ce pourrait être Mad Max ou Braveheart, mais, aux Corps-Saints, les héros s’affrontent en chevaux de carton dérisoires. Heureusement, la famille Jonquères d’Oriola, sérieuse référence en matière d’équitation, porte le front haut cette cavalcade échevelée et déclame avec brio ces tirades insensées. Force est d’admirer, sous la farce, leur talent théâtral, ajoutons celui de cette belle captive, trophée du vainqueur, très convaincante aussi dans son rôle ambigu. Un trio d’acteurs très sympathiques et enthousiastes pour un tiercé gagnant »  
Jean-Claude Piogé

Revue-spectacles.com
 « Un Victor Haïm de cape et d’épée ! Il faut dire qu’écrite en 1974 , on pourrait presque la qualifier de…pièce de jeunesse !   
 D’où la douce utopie quant à ce qu’après sept années de guerre, de moins en moins de combattants des deux bords, deux généraux ennemis, Bacillio et Endémis (la guerre n’est-elle pas une sale infection endémique ?) décident de s’affronter en combat singulier – il aurait fallu écrire la pièce en 1914 …
 Joutes verbales ou physiques, costumes, épées, boucliers et chevaux, maquillages, effets spéciaux : tout excellent, réjouissant en diable… il ne manque gère que les vampires !      Question de subventions, probablement- déjà, à l’époque… »
 Jean-Yves Bertrand

3) Le Cid: Teasers et photos sur http://www.legrenier.asso.fr/spectacle.php?s=le-cid
Télérama TT
On aime beaucoup.
Les comédiens manient l’alexandrin avec un naturel confondant et se lancent avec ardeur dans les tirades de ce beau texte.
Reg’Arts
C’est avec son dynamisme, son inventivité, son sens du spectacle d’une grande rigueur sous la fantaisie, qu’en compagnie de son incroyable et talentueuse troupe du Grenier de Babouchka, Jean-Philippe Daguerre réussit à faire sortir des pages poussiéreuses des manuels les personnages créés par Corneille.

Pariscope
On retrouve dans cette transposition les ingrédients qui ont fait le succès des précédentes créations de J-Ph Daguerre: des comédiens généreux, des musiciens talentueux, des costumes de belle facture, de la fougue et des combats. Vos enfants ne vous diront plus que le théâtre classique est ennuyeux !
Gilles Costaz –
RFI
Une mise en scène dynamique et imaginative. Jean Philippe Daguerre dépoussière le texte de Corneille, en lui redonnant beauté et simplicité. A cela s’ajoutent les performances des acteurs, tous formidables. Bref, un CID qui a du souffle… et du cœur !
 Bruno Daroux –

Le Monde.fr
Les personnages évoluent dans de très beaux costumes. Nous assistons à des combats de cape et d’épée réjouissants, le cœur palpite d’émotion, on entend ses violons. Le metteur en scène Jean-Philippe DAGUERRE mise sur une ambiance quasi romanesque. Il y a cette impression délicieuse de voir sortir du cadre d’un tableau au Louvre, des personnages si animés par leurs passions qu’ils croient s’adresser à la terre entière. Dire que cette étrange ivresse, le public d’aujourd’hui puisse la partager en dépit du décalage temporel, c’est magique. Voilà une mise en scène du Cid tout à fait divertissante, tout public, qui secoue les branches de ce vieil arbre Cornélien, avec doigté, entraînant les spectateurs dans son feuillage vivace et chaleureux.

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