Bilan des TAP sur Saint Jean Pied de Port

La rentrée scolaire de septembre 2014 a vu, à Saint-Jean-Pied-de-Port, la mise en place, rendue obligatoire par l’Etat, des Temps d’Activités Périscolaires (TAP) ou NAP (Nouvelles Activités Périscolaires) dans les écoles publiques. Les écoles privées ont été laissées maîtres de leurs choix: ainsi, sur Saint-Jean-Pied-de-Port,  les TAP sont organisés à l’Ikastola de Garazi et pas à l’école Sainte-Marie.

Ces TAP ont été organisés dans le cadre d’un PEDT (Projet Educatif Territorial) par la Communauté des Communes de Garazi-Baigorri qui avait déjà l’agrément pour ses Centres de Loisirs. La Communauté des Communes a fait le choix que ces heures de TAP soient gratuites et non à la charge des parents. Ceci a permis de prétendre aux financements de la CAF et à un allègement du taux d’encadrement. Cette organisation a été confiée au CIAS, pendant l’été 2014, qui s’est appuyé sur le personnel périscolaire en place et du personnel extérieur.

La difficulté principale résidait dans le recrutement de personnel qualifié, motivé et disponible parfois pour quelques heures seulement. Les ressources financières de la Communauté des Communes n’étant pas illimitées, Il fallait également rester dans une maîtrise raisonnable du budget des TAP afin d’éviter un alourdissement des impôts.

Les débuts ont été un peu déstabilisants pour les écoliers,  leurs parents et même les enseignants. Il a fallu quelques semaines pour que tout le monde prenne ses marques.

ecole publiqueDésormais, sur l’école de Saint Jean Pied de Port et d’Ispoure, les TAP se déroulent le mardi de 14h à 15h et le jeudi de 15h45 à 16h45 . Au total, 181 élèves répartis en 13 groupes bénéficient des TAP sur ces deux écoles. Les activités proposées varient de vacances scolaires à vacances scolaires et sont diversifiées. Les enfants ont pu s’initier à la txalaparta, aux activités manuelles, à la danse hip hop, à la pelote, au yoga ou encore au théâtre. Pour la prochaine période, soit du 02/03 au 17/04, de nouvelles animations seront proposées telles qu’un atelier sur le rire.

Sur l’ikastola de Garazi, 144 élèves sont concernés par les TAP répartis en 4 groupes pour les maternelles et 6 groupes pour les primaires. Ces activités se déroulent les mardis de15h30 à 16h45 et les jeudis de 14h à 15h15 pour les maternelles,  les mardis de 13h45 à 15h et les jeudis de 15h30 à 16h45 pour les primaires. Jusqu’à cette période, les enfants de l’ikastola ont pu bénéficier d’animations en basque telles qu’une initiaCapture d’écran 2015-04-18 à 15.49.32tion cirque, musique ou encore des ateliers radio…

Pour les enseignants, l’ajout d’une 5ème matinée est une réelle amélioration car les élèves sont en général plus réceptifs le matin. En revanche, ils soulignent que les après-midi sont parfois difficiles pour les enfants, notamment celles du vendredi. Ils regrettent le manque de lien avec les intervenants des TAP et la difficulté pour les enfants d’adapter leurs comportements entre heures de TAP et heures d’école.

Les parents ont eux-aussi constaté une fatigue supplémentaire chez leurs enfants.

Toutefois, les TAP ont trouvé leur rythme, permettant aux enfants de découvrir d’autres horizons.

Les problématiques pour les années à venir restent néanmoins nombreuses. Il est pour l’instant trop tôt pour évaluer le coût de cette réforme à l’année pour la CDC. L’Association des Maires de France l’évalue en moyenne à 150€ par an et par enfant. La pérennité des aides de l’Etat ne sont pas certaines (actuellement 50€ par an et par enfant sont versés en fonds d’amorçage, il vient d’être indiqué qu’ils seront versés de nouveau pour l’année scolaire 2015/2016 mais rien n’indique qu’ils seront versés dans le futur). Le recrutement de personnel qualifié avec un coût raisonnable pour la collectivité  est toujours compliqué.

Une réflexion au sujet de « Bilan des TAP sur Saint Jean Pied de Port »

  1. Merci à l’auteur de ce billet pour sa mesure et les informations intéressantes qu’il nous donne. Je trouve très bien de dépassionner ce débat sans en cacher les difficultés. L’éducation à l’école est essentielle pour les futurs acteurs de la vie en collectivité.

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